Bevacqua Flavio
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- Last Updated on Wednesday, 17 December 2025 23:57
Titre de la thèse : « Les œuvres du Philosophe Anonyme entre alchimie, quadrivium et philosophie naturelle : édition critique, traduction et commentaire » / « Le opere del Filosofo Anepigrafo fra alchimia, quadrivio e filosofia naturale: edizione critica, traduzione e commento »
Direction : Mme Cristina Viano (Centre Léon Robin) - M. Luciano Bossina (Università degli Studi di Padova)
Thèse soutenue le 18/02/25
Résumé du projet de thèse : Ma thèse consiste en l’étude de la tradition manuscrite et la préparation d’une nouvelle édition critique, avec traduction et commentaire, des œuvres du soi-disant Philosophe Anonyme, un auteur traditionnellement daté entre le VIe et le IXe siècle inclus dans le corpus alchimique grec. Parmi les nombreux manuscrits qui transmettent le corpus alchimique, certains témoins clés ont été identifiés depuis longtemps et serviront de base à l'édition. Cependant, les manuscrits apographes seront considérés en raison du caractère « fluide » des textes alchimiques, qui n’étaient pas seulement lus mais aussi mis en pratique. Cette particularité confère à chaque témoin une valeur scientifique et historique intrinsèque, indépendamment de « l’authenticité » du texte qu’il transmet. Une tentative sera faite pour établir les relations stemmatiques entre les manuscrits, une vexata quaestio que l'état actuel de la recherche ne permet pas encore d’éclaircir.
L’édition critique sera accompagnée d’une traduction et d’un commentaire qui mettra en relief les aspects techniques et philosophiques des textes. Animés par le désir de préserver et de commenter la science des anciens, les ouvrages de l’Anonyme sont un dépôt de fragments dérivés d’auteurs antérieurs. L’étude de ces témoignages conduira à la valorisation de l’ancien dépôt culturel que l’auteur a tenté de préserver et de systématiser. La volonté de systématisation des connaissances antérieures est également démontrée par la doxographie de l’alchimie compilée par l’Anonyme, dans laquelle l’auteur propose une généalogie des premiers alchimistes et les décrit comme « les nouveaux exégètes de Platon et d’Aristote », indiquant les racines philosophiques de la science alchimique.
Deuxièmement, les œuvres seront également étudiées comme un miroir de la culture scientifique coexistante avec l’auteur. Le Philosophe Anonyme révèle un intérêt épistémologique pour l’application de la structure mathématique aux opérations chimiques et établit une comparaison entre la science de la chimie et l’art de la musique, en utilisant les proportions harmoniques de cette dernière pour déchiffrer les phénomènes naturels de la première. L’étude de ces influences philosophiques et scientifiques permettra de contribuer à purifier l’alchimie de l’étiquette, désormais obsolète, de « pseudo-science » au caractère purement mystico-ésotérique : il faut affirmer que les spécialistes de l’alchimie avaient une solide institutio dans les disciplines du quadrivium et la philosophie naturelle.
flavio.bevacqua[à]phd.unipd.it / flavio.bevacqua[à]etu.sorbonne-universite.fr
Drappier Chloé
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- Last Updated on Wednesday, 17 December 2025 23:54
Titre de la thèse : "La maternité dans les comédies d’Aristophane (titre provisoire)"
Co-direction : Mme Rossella Saetta Cottone (CNRS, Centre Léon Robin) et Mme Christine Mauduit (ENS)
Thèse soutenue en décembre 2024.
Résumé du projet de thèse :
Nous aurons à cœur de nous demander ce qui fait la spécificité du traitement comique de la maternité. Il s’agira de préciser la relation que l’auteur met en scène, à travers les personnages de mères, entre l’oikos et la polis. Aristophane représente en effet des femmes qui, largement cantonnées à l’oikos dans la société grecque classique, envahissent pourtant l’espace de la polis. Nous verrons comment la maternité dans sa dimension nourricière est au fondement de la légitimité du rôle politique comique des femmes, en interrogeant la relation qu’Aristophane entretient notamment avec la République de Platon. Le corps comique de la mère sera également analysé, à travers la question de la mise en scène du corps maternel et des jeunes enfants, à l’aide des sources iconographiques, qui nous permettront d’apprécier la représentation construite de la maternité, mais aussi des textes médicaux du corpus hippocratique, dans lesquels la maternité est présentée comme la preuve de la bonne santé de la femme. La transmission des caractères retiendra notre attention, car l’auteur représente souvent des pères qui ne se reconnaissent pas dans leurs enfants. Or, ce phénomène est un des traits caractéristiques de la race de fer dans la tradition hésiodique. Nous réfléchirons aussi aux phénomènes de la substitution d’enfants et de la bâtardise, à fort potentiel comique, qui touchent de près à la question essentielle pour la polis de la légitimité des enfants. La dimension paratragique des mères comiques devra également être appréciée, en mettant le texte d’Aristophane en rapport notamment avec les tragédies d’Euripide. Il s’agira, au cours de notre travail, de situer l’ensemble de ces questions dans le cadre d’une lecture suivie des comédies d’Aristophane afin de mesurer leur pertinence pour la compréhension du projet utopique de l’auteur et de sa poétique comique.
Jurasz Izabela
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- Last Updated on Wednesday, 22 October 2025 21:37
Izabela Jurasz née à Rzeszow (Pologne) en 1972. Après des études d’histoire (spécialisation en histoire de l’art byzantin) à l’Université de Varsovie, elle a poursuivi sa formation en orientalisme et en théologie ancienne à l’Institut pontifical oriental (PIO) à Rome. En 2001, elle a soutenu un doctorat en sciences orientales en 2001, sur la Hagia Sophia comme notion théologique et symbolique, entre le 4e et le 6e siècle. Arrivée à Paris en 2000, elle poursuit ses recherches à l’Institut catholique de Paris et en 2009 soutient une thèse en théologie patristique, sur la formation du Prologue de Jean et ses différentes lectures chez les auteurs du 2e siècle. Ses recherches portant sur les formes hétérodoxes du christianisme ancien, conduisent à l’étude de la philosophie. En 2017, elle soutient une thèse de doctorat en philosophie sur la place des chrétiens dans la polémique antignostique de Plotin, à l’Université de Paris Sorbonne, sous la direction d’Anca Vasiliu.
Ses recherches portent sur les rapports entre la philosophie néoplatonicienne et le christianisme (édition du Dialogue sur la juste foi en Dieu d’Adamantios / Pseudo-Origène, en collaboration avec Adrien Lecerf) et sur la réception de la philosophie grecque dans le milieu syriaque (édition du corpus de Bardesane d’Edesse et de son école, en collaboration avec le projet GREgORI de l’Institut orientaliste de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve).
Gysembergh Victor
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- Last Updated on Tuesday, 21 October 2025 11:53
Victor Gysembergh est né à Roubaix en 1987. Il a été admis sur concours à l’École normale supérieure de Paris (2007) et à l’agrégation de Lettres classiques (2010). Après un master de Lettres classiques à l’université de Paris-Sorbonne et un master d’Assyriologie à l’université de Heidelberg, il a soutenu en 2015 son doctorat en sciences de l’Antiquité à l’université de Reims. Il a ensuite reçu des bourses de recherche des Fondations Thiers (Paris, 2015-2016) et Alexander-von-Humboldt (Freie Universität Berlin, 2017-2019). Il a enseigné dans les universités de Heidelberg et de Reims, à la Freie Universität de Berlin, et à Sorbonne Université. En 2018, il est entré au CNRS, au Centre Léon Robin de recherches sur la pensée antique. En 2023, il a reçu la médaille de bronze du CNRS et a soutenu son Habilitation à diriger des recherches à Sorbonne Université. En 2024, il a reçu le prix A3 du rayonnement scientifique du CNRS. En 2025, il a été nommé Directeur de recherches au CNRS, et a reçu le prix Suzanne-Amigues de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et le prix Raymond-Weil de l’Association des Études Grecques.
Depuis 2018, une grande partie de ses recherches porte sur l’étude de manuscrits palimpsestes et endommagés à l’aide de techniques d’imagerie avancées, notamment l’imagerie multispectrale. Faisant suite à plusieurs projets de recherche dans ce domaine, financés par Sorbonne Université et la Ville de Paris, il dirige à partir de Janvier 2026 le projet PALAI financé par le Conseil Européen de la Recherche (ERC). Ces travaux ont notamment mené à la redécouverte du traité perdu de Claude Ptolémée sur son Météoroscope, de fragments du Catalogue d’étoiles d’Hipparque, et de fragments d’une introduction latine à la philosophie platonicienne (souvent désignée comme le « Nouvel Apulée »). Il poursuit actuellement ses explorations dans différentes collections comportant des manuscrits palimpsestes et endommagés, notamment à la Bibliothèque nationale de France ainsi que dans différentes bibliothèques conservant des manuscrits d’Italie du Nord.
Ses travaux se situent à l’intersection de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des sciences. Ils ont pour dénominateur commun la volonté de renouveler l’interprétation des sources gréco-latines par la prise en compte des textes cunéiformes, mais aussi d’autres langues savantes antiques et médiévales. Dans cette perspective, il a publié avec W. Furley la monographie Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), et avec A. Schwab le volume collectif Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l’Antiquité (Trèves, 2015), et il a mis à jour la traduction de M. Federspiel, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).
Il a également publié les seuls fragments connus de commentaires antiques aux Réfutations sophistiques d’Aristote, qu’il a découverts dans un traité de l’humaniste Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), et la première édition traduite et commentée des fragments d’Eudoxe de Cnide (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). Il est en outre l’auteur d’articles et de comptes-rendus disponibles ici et ici en libre accès, portant principalement sur l’interprétation de fragments relatifs à l’histoire des sciences, de la cosmologie et de la philosophie dans l’Antiquité.
Gysembergh Victor
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- Last Updated on Tuesday, 21 October 2025 11:19

Since 2018, much of his research has focused on the study of palimpsest and damaged manuscripts using advanced imaging techniques, notably multispectral imaging. Following several research projects in this field, funded by Sorbonne Université and the City of Paris, he is the Principal Investigator of the ERC PALAI project starting in January 2026. This work has led to the rediscovery of Claudius Ptolemy's lost treatise on his Meteoroscope, fragments of Hipparchus' Star Catalogue, and fragments of a Latin introduction to Platonic philosophy (often referred to as the "New Apuleius"). He is currently pursuing his explorations in various collections containing palimpsest and damaged manuscripts, notably at the Bibliothèque nationale de France and in various libraries preserving Northern Italian manuscripts.
His work lies at the intersection of the history of philosophy and the history of science. A common denominator is the desire to renew the interpretation of Greco-Latin sources by taking into account not only cuneiform texts, but also other ancient and medieval languages of learning. With W. Furley, he has published the monograph Reading the Liver. Papyrological Texts on Ancient Greek Extispicy (Tübingen, 2015), and with A. Schwab the collective volume Le travail du savoir. Philosophie, sciences exactes et sciences appliquées dans l'Antiquité (Trier, 2015), and he updated M. Federspiel's translation, Aristote. Traité du ciel (Paris, 2017).
He has also published the only known fragments of ancient commentaries on Aristotle's Sophistic Refutations, which he discovered in a treatise by the humanist Agostino Nifo (Forgotten Ancient Commentaries on Aristotle’s Sophistical Refutations, Berlin, 2023), and the first full edition, translation and commentary of the fragments of Eudoxus of Cnidus (Eudoxe de Cnide, Témoignages et fragments, Paris, 2024). He is also the author of articles and reviews available here and here in open access, mainly on the interpretation of fragments relating to the history of science, cosmology and philosophy in antiquity.




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