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Cristina Viano, Carlo Natali et Marco Zingano éd., Aitia I. Les quatre causes d'Aristote : origines et interprétations, Leuven, Peeters, "Aristote. Traductions et études", 30, 2013, IV-260 p.

Ce volume est né de l'exigence de faire la lumière sur la doctrine aristotélicienne des quatre causes et sur l'une des questions fondamentales qu'elle soulève : peut-on réduire les quatre causes à une définition unitaire? Et dans ce cas, exprime-t-elle une explication subjective ou une connexion réelle? Et s'il s'agit d'une connexion réelle, de quelle connexion s'agit-il ?
À la lumière de cette interrogation capitale, les contributions présentées dans ce volume se proposent d'offrir une présentation complète de la doctrine aristotélicienne des quatre causes en soulignant leur rôle et leurs fonctions spécifiques aussi bien dans les contextes théorétiques que dans les contextes pratiques. L'enquête a été élargie, en amont, aux causes dans le corpus Hippocraticum et à l'usage de aitia chez Platon et, en aval, à l'interprétation d'Alexandre d'Aphrodise et à une interprétation moderne, celle des causal powers.

 

 

Table des matières :

Cristina Viano, Carlo Natali, Marco Zingano, Préface

Cristina Viano, Introduction

Catherine Darbo-Peschanski, L’argument par signe et le système des causes dans les traités biologiques (Aristote, De generatione animalium et quelques traités hippocratiques du Ve siècle av. J.-C.)

Carlo Natali, Aitia in Plato and Aristotle. From everyday language to technical vocabulary

Jonathan Barnes, Causes et preuves

Jean-Baptiste Gourinat, «Origine du mouvement» et «cause efficiente» chez Aristote

David Charles, La cause finale

Francesca Guadalupe Masi, The cause of accidental being. Matter and indeterminism in Aristotle’s Metaphysics

Marco Zingano, Ce qui est en notre pouvoir et l’acte volontaire chez Aristote

Maddalena Bonelli, Alexandre d’Aphrodise : les causes kata to eidos

Anna Marmodoro, Causation without Glue : Aristotle on Causal Powers

Index des passages

Index des noms

 

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Maddalena Bonelli éd., Physique et métaphysique chez Aristote, Paris, Vrin, coll. "Bibliothèque d'histoire de la philosophie", 2012, 308 p.

 

La métaphysique se définit étymologiquement comme ce qui est « au-delà » de la physique. Bien qu’Aristote n’ait jamais fait usage du terme « métaphysique », le lien entre la philosophie première et la physique est une question centrale de sa philosophie, qui a largement déterminé l’histoire de la métaphysique occidentale. Aristote, à plusieurs reprises, affirme que si seuls les êtres naturels existaient, la physique serait la « première sagesse », mais ajoute que, comme il y des êtres au-delà de ceux-ci, c’est la science qui les a pour objets qui est première. Pourtant, on constate que certains objets relèvent à la fois de la physique et de la métaphysique : l’âme, le « premier moteur ». Comment ces objets peuvent-ils appartenir à deux sciences différentes? Comment la métaphysique est-elle et peut-elle être à la fois science « de l’être en tant qu’être » (ce qu’on appellera plus tard l’ontologie), science de la substance, théologie, ou encore science des principes et des premières causes? Quel rapport ces différentes conceptions de la métaphysique entretiennent-elles avec la physique? Quel est le contenu de la métaphysique? Comment déterminer son statut par rapport à la physique ? Telles sont les questions que l’on trouvera traitées dans les études réunies ici, qui ont fait l’objet, sous la direction de Jonathan Barnes, de communications et de discussions dans le cadre du séminaire 2005-2007 du Centre de recherches sur la Pensée Antique (Centre Léon Robin).

Ont collaboré à ce volume : J. Barnes, M. Bonelli, D. Charles, C. Chiesa, J.-B. Gourinat, S. Husson, D. Lefebvre, J. Lemaire, S. Menn et C. Viano

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Barbara Cassin, Carlos Lévy éd., Juliette Lemaire, André Musso mise en page et index

Genèses de l'acte de parole dans le monde grec, romain et médiéval, Turnhout, Brepols, 2011, 320 p.



L'objectif de ce recueil est de définir l'acte de parole, ou plus exactement les différents statuts et composantes de l'acte de parole, à partir des pratiques grecques, romaines et médiévales, telles que peuvent rétrospectivement les éclairer les concepts et / ou les pratiques modernes et contemporaines, apparus en philosophie du langage avec les speech-acts d'Austin et en esthétique avec la « performance ». « Comment faire des choses avec des mots? », How to do things with words?, le titre de l'oeuvre d'Austin peut en effet servir de motif à une grande partie des pratiques discursives de l'Antiquité et du Moyen-Âge - le titre, mais non pas exactement les concepts qui se trouvent forgés aujourd'hui sous ce titre ou en rapport avec lui. Ce sont ainsi les singularités antiques et médiévales des actes de parole que nous voudrions déterminer: comprendre ce qu'est la « performance » d'avant le « performatif ».

 Ont collaboré à ce volume : T. Benatouïl, B. Cassin, P. Chiron, T.-D. Humbrecht, Ruedi Imbach, P. Judet de la Combe, F. Létoublon, C. Lévy, C. Marmo, M. Olender, A. Ruelle, G. Sissa

 

 

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Suzanne Husson (éd.), Interpréter le De interpretatione, Paris, Vrin, coll. "Bibliothèque d'Histoire de la philosophie", 2009, 224 p.

Bien que la tradition, en en faisant le deuxième livre de l’Organon, ait compris et utilisé le De interpretatione d’Aristote comme un manuel de logique élémentaire, l’histoire montre que cet ouvrage se situe au carrefour de multiples problèmes philosophiques qu’il contribue toujours à formuler et à renouveler. Comment comprendre la signification ? Quel statut accorder aux éléments du langage, et en particulier au verbe être, dans le cadre de la prédication ? Quelle valeur de vérité accorder aux propositions portant sur les évènements futurs ? Comment la rendre compatible avec la responsabilité humaine et éventuellement la prescience divine ou la prédiction astrologique ? Les études réunies dans ce volume ont fait l’objet de communications et de discussions dans le cadre du séminaire 2003-2005 (dir. Jonathan Barnes) du Centre de Recherches sur la Pensée Antique (Centre « Léon Robin »). Elles abordent tout d’abord la question de la compréhension de l’objectif du De interpretatione dans son ensemble, puis en sélectionnent des passages décisifs qui ont donné lieu à des débats interprétatifs qu’elles examinent et discutent, au sein d’une école ou d’une époque. Ces aperçus sur les interprétations du De interpretatione dans l’Antiquité, au Moyen Âge, ainsi qu’à l’époque moderne et contemporaine, montrent que cet ouvrage, qui fut l’une des œuvres aristotéliciennes les plus commentées, reste, aujourd’hui encore, l’une des plus sollicitées par la recherche.

Ont collaboré à ce volume : P. Aubenque, J. Barnes, A. Benmakhlouf, M. Bonelli, J.-B. Gourinat, S. Husson, I. Rosier-Catach, C. Viano

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André Laks et Rossella Saetta Cottone dir., préface de Monique Trédé

Comédie et philosophie. Socrate et les "présocratiques" dans les Nuées d'Aristophane, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2013, 264 p.

 

 

Les Nuées, qu’Aristophane même considérait comme la plus « savante » ou « habile » de ses œuvres, inaugure avec éclat la longue histoire des rapports de l’intellectuel avec le monde. Le chemin qui conduit à l’abolition des dettes contractées par un fils dispendieux passe-t-il par celui des connaissances ? Le père endetté, qui répond au nom transparent de Strepsiade – M. Retourneur –, tente sa chance. En vain : c’est un lourdaud. Lui-même emberlificoté par un fils qui excipe de la leçon des philosophes pour le frapper, il se retournera finalement contre le « Pensoir », l’école philosophique dont Socrate est ici le représentant attitré. La pièce d’Aristophane, avec la virulence propre à la comédie et les ressources propres au théâtre, parle de la relation entre la théorie et la pratique, mais aussi de celle entre les Nuées, divinités aussi suprêmes que complexes, et les simplets que nous sommes tous ; elle parle aussi de la langue et des théories philosophiques, dont elle construit l’unité sous-jacente et dénonce la complicité profonde, par-delà leur confrontation de surface. En fin de compte, la comédie se révèle aussi école de pensée. Platon saura s’en souvenir.

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Philippe Rousseau, Rossella Saetta Cottone éd., Diego Lanza lecteur des œuvres de l'antiquité. Poésie, histoire de la philosophie, philologie, Septentrion, 2013, 334p.

Figure critique majeure des études de philologie classique en Italie, Diego Lanza a renouvelé en profondeur l'approche des œuvres de la littérature grecque ancienne. Ses travaux conjuguent un intérêt, partiellement hérité de la philologie historique, pour l’histoire de la tradition, avec une analyse, inspirée notamment de Marx et de Gramsci, de la fonction des textes anciens comme instruments de médiation idéologique, interrogeant ainsi conjointement le passé et le présent des appropriations culturelles. Les problématiques de l’anthropologie occupent une place privilégiée dans sa lecture de l’Antiquité, mais leur espace de référence n’est pas celui de l’anthropologie structurale, de la psychologie historique ou de la critique symbolique de l’école française. C’est plutôt l’étude du folklore, où l’analyse de la culture populaire est orientée par un intérêt spécifique pour les antagonismes qui la structurent. Les essais réunis dans ce volume reviennent sur les objets auxquels Diego Lanza s’est intéressé – poésie archaïque (Homère), théâtre classique (Euripide, Aristophane), philosophie « présocratique » et classique (Anaxagore, Aristote), histoire de la philologie – et dans la diversité de leurs points de vue, esquissent un bilan des aspects les plus significatifs d’une œuvre scientifique originale et stimulante.


 
   

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