Martín Currius Héctor
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- Ultima modifica il Mercoledì, 02 Novembre 2022 17:36
Titre de la thèse : "La notion d'hexis dans l’éthique aristotélicienne : la possibilité du développement de soi et la question du déterminisme"
Direction : Mme Cristina Viano
Résumé du projet de thèse : Bien que Platon l’utilise déjà dans ses écrits, le concept d’hexis est établi par Aristote dans son usage technique, et son importance dans les Éthiques ne peut pas être assez soulignée. Aristote développe une idée qui touche aussi bien l’ontologie que l’éthique : nous devenons ce que nous faisons. Le philosophe nous parle d’excellence naturelle, des caractéristiques liées à une naissance bienheureuse - mais il y a aussi dans les Éthiques une porte ouverte au changement de soi. Nos actions constituent nos états, nos qualités durables. D’une certaine façon, l’individu tout entier peut être envisagé au travers de l’hexis : elle nous renvoie et aux questions physiques et aux problématiques de la décision et du discernement de la mesotês. Les vertus ou vices adoptés par l’individu le constituent, puisque c’est à partir de ces états que change sa vision du bien vers lequel il doit se diriger. Dit d’une autre façon, nos actions nous déterminent dans notre être. Ainsi, nous nous trouvons devant un cercle : l’action modèle l'hexis, l’'hexis détermine l’action. Ce cercle conceptuel conduit automatiquement à la question du commencement : quelle est la racine profonde de l’êthos chez Aristote ? Notre étude visera à trouver la réponse à cette question à travers une analyse détaillée du concept d’hexis dans l’œuvre d’Aristote, en se concentrant spécialement sur son rôle dans les Éthiques. Ensuite, nous serons naturellement conduits vers la question « Pouvons-nous changer notre caractère volontairement selon Aristote ? ». Et, si cela est possible, « jusqu’à quel point sommes- nous capables de nous déterminer nous-mêmes ? » En nous dirigeant vers des réponses adéquates, notre étude permettra de comprendre mieux quelle était la théorie d’Aristote sur le mécanisme de décision qui se cache derrière nos actions, tout en ouvrant la porte au débat sur le déterminisme chez Aristote.
Dragulinescu Stefan
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- Ultima modifica il Mercoledì, 02 Novembre 2022 17:29
Titre de la thèse : "L’analogie aristotélicienne entre la perception et l’intellection"
Direction : Mme Anca Vasiliu
Résumé du projet de thèse :
Ce projet de thèse s’articule autour d’une certaine tension qu'on peut retrouver chez Aristote entre son approche vis-à-vis de la problématique du changement, d'une part, et un certain type de transformations – surtout manifestées dans la description des processus noétiques et perceptives, mais aussi présentes dans d'autres parties de sa science de la nature (plus précisément dans l'interprétation de la translation des éléments) – un type de transformations qui semblent échapper à la définition du mouvement et du changement, telle qu'elle est présentée dans Phys. 1.7 et Met. ? 1-3. Afin de retrouver la source de cette tension, on va circonscrire le rôle (“physique” et “herméneutique”) joué par la lumière (to phôs) dans le processus perceptif visuel et dans celui de l’intellection, chez Aristote et ses commentateurs anciens, tout en mettant en relief les liens conceptuels platoniciens qui relient tacitement le De Anima avec le Timée, le Philèbe, la République, vis-à-vis des notions essentiels comme “khôra”, “topos oratos”, “topos noêtos”, et aussi “apeiron” et “peras”.
Contact :
s.dragulinescu[at]gmail.com, stefan.dragulinescu[at]paris-sorbonne.fr
Pillon Francesca
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- Ultima modifica il Venerdì, 21 Dicembre 2018 12:05
Titre de la thèse : " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie "
Direction : Mme Anca Vasiliu
Inscription : automne 2011
Résumé du projet de thèse
Le projet de thèse de Mme Francesca Pillon, intitulée " La parole et le symbole. Une dimension philosophique du langage chez Philon d'Alexandrie ", relève d’une double spécialité : l’histoire de la philosophie antique et l’histoire des religions de l’Antiquité tardive. Son ambition est d’inscrire dans l’histoire conceptuelle de la philosophie antique des questions liées à la théorie du langage analysée du point de vue de l’interprétation des textes bibliques ; plus exactement, de dégager des principes métaphysiques qui fondent et irriguent les méthodes exégétiques en usage dans les milieux intellectuels alexandrins, avec une ouverture à la fois sur l’héritage classique de l’allégorèse et sur la postérité patristique et médiévale concernant l’usage des symboles et des images dissemblables dans les discours de théologie négative. Deux champs se croisent en effet sur le terrain complexe de cette manière de définir le langage : d’une part la théorie sémantique, relevant d’une déjà vieille tradition platonico-aristotélicienne revisitée par la logique et par les méthodes herméneutiques stoïciennes ; d’autre part, les figures, schémas, images, symboles, chiffres et formes qui sont autant de topoi de la rhétorique que d’expressions des moyens mimétiques ou des dissemblances et des ruptures que produit le discours dans l’accès à la connaissance des objets nommés et définis.
Mme Francesca Pillon, qui a obtenu son diplôme de Master à l’Université Ca’ Foscari de Venise dans le domaine de la philosophie avec un mémoire déjà consacré à l’œuvre de Philon d’Alexandrie, souhaite inscrire ce travail dans la continuité de ses recherches sur le rôle intellectif du langage et des notions comme image et symbole dans la théologie qui se dégage des traités exégétiques du philosophe alexandrin.




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