Nastasi Giuseppe

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Titre de la thèse : « Il dibattito tra peripatetici e stoici nel I secolo a.C. Formazione di tematiche linguistiche, semantiche, ontologiche e fisiche nell’Aristotelismo post-ellenistico »

Direction : M. Bruno Centrone (Université de Pise)

Giuseppe Nastasi est doctorant en Philosophie Ancienne à l’Université de Pise et l’Université de Florence. Il effectue un séjour de recherche de quatre mois au Centre Léon Robin (mars 2023-juin 2023) sous la supervision de Marwan Rashed. Toujours à l’Université de Pise, il a obtenu sa licence (07/2018) et son master (07/2020) en philosophie, avec une thèse sur la sémantique et l’ontologie chez Boéthos de Sidon sous la direction de Bruno Centrone et Riccardo Chiaradonna.

 

Résumé du projet de thèse :

Mon projet de recherche s’inscrit dans le cadre des études sur la réception d’Aristote au Ier s. av. J.-C. Il concerne notamment l’activité des premiers commentateurs aristotéliciens (Boéthos de Sidon, Xénarque de Séleucie, Andronicos de Rhodes) et l’influence du Stoïcisme tant sur leur lecture des écrits d’Aristote que sur leurs positions philosophiques. Le but de mon projet est de montrer que les Péripatéticiens du Ier siècle avant J.-C. ont formulé leurs doctrines philosophiques originales et leur exégèse des écrits ésotériques d'Aristote en réaction aux Stoïciens. Plus précisément, il s’agit de déterminer sur quelles positions des Péripatéticiens cette influence stoïcienne s’est exercée. À mon avis, les Péripatéticiens ont réagi aux Stoïciens principalement pour deux raisons : (1) pour affirmer leur propre lecture d’Aristote et (2) – dans le cas de questions philosophiques qui ne se trouvent pas chez Aristote – donner des réponses aristotéliciennes aux questions abordées par les stoïciens. Ce faisant, les péripatéticiens adoptent le vocabulaire philosophique des Stoïciens. L’enquête est divisée en domaines thématiques en fonction des enjeux de ce débat : logique (langage, sémantique), ontologie, physique, éthique.

Braga da Silva André Luiz

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Andre L. Braga da Silva est né à Rio de Janeiro, au Brésil. Titulaire d'une licence en Philosophie à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro – UFRJ ("Entre l’arc et la lyre : la notion d’andreía dans le Laques et la République de Platon"), d'un Master en philosophie à l'Université Fédérale d'Uberlandia – UFU ("Platon et la troisième rive du fleuve : une étude sur la méthode de division, le perspectivisme et l’ontologie des Idées dans le Sophiste") et d'un doctorat en Philosophie à l'Université de São Paulo – USP ("Platon, le Bien, et la fragilité du radeau humain : une étude sur l’image du Soleil dans la République").

 

Il a été professeur de Philosophie Ancienne à l'Université d'État de Rio de Janeiro (UERJ), dans la cadre d’une recherche sur les œuvres de Parménide d’Élée, Héraclite d’Éphèse, Platon et Antisthène.

 

A. Braga da Silva a présenté des travaux lors des derniers symposia de la Société Internationale des Études Socratiques – ISSS (Buenos Aires, 2018, et Houston, 2022), de l’Association Internationale des Études Présocratiques – IAPS (Delphes, 2022), et de la Société Platonicienne Internationale – IPS (Brasilia, 2016, Paris, 2019, et Georgia, 2022). Il est un membre actif de ces sociétés savantes. Son article sur le dialogue Parménide a été publié dans le livre Selected Papers of the XII Symposium Platonicum, édité par la Société Platonicienne Internationale et Nomos Editions.

Actuellement, A. Braga da Silva est post-doctorant au Centre Léon Robin / Sorbonne Université et poursuit le programme de recherche "« L'être » des Idées dans le Sophiste 250a-259e : une nouvelle ontologie platonicienne ?", sous la direction de Mme Anca Vasiliu.

 

 

Résumé de la recherche post-doctorale :

 

D’après Paul Shorey (1895) et Mario Vegetti (2003), le climax de la République est l'affirmation par le personnage Socrate que l’Idée du Bien cause, entre autres choses, « l’être » des autres Idées (République 509b7-8). Toutefois, il est dans une certaine mesure remarquable que, dans une autre œuvre platonicienne, le Sophiste, le personnage de l’Étranger d'Élée affirme que « l’être » de chaque Idée est causé par la communauté ou la participation à l’Idée de l'Être (Sophiste 256a1-2 ; voir aussi 254d10 ; 256d8-9 ; 256e3-4 ; 259a6-7). Apparemment, le même prédicat des Idées est expliqué dans deux dialogues de Platon par des causes différentes. Pour évaluer ce scénario, le travail cherchera répondre à trois questions :

 

i) Le prédicat causé par le Bien dans la République a-t-il le même sens que celui causé par l'Être dans le Sophiste?

 

ii) Est-il possible d'établir une règle de causalité des prédicats au sein de la soi-disant Théorie des Idées, qui pourrait améliorer notre compréhension de celle-ci ?

 

iii) Platon change-t-il ou corrige-t-il son ontologie dans le Sophiste ?

 

 

 

Mots-clés : Platon ; Sophiste ; République ; Être ; Idée ; Ontologie.

Winning William

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Titre de la thèse : « The Golden Chain: Redrawing the Map of Ancient Allegory »

Direction : M. Tim Whitmarsh (Université de Cambridge)

William Winning effectue un séjour de recherche de six mois au Centre Léon Robin (novembre 2022-avril 2023) auprès de Jean-Baptiste Gourinat

 

Résumé du projet de thèse :

Ma thèse vise à offrir une histoire du développement du concept d’allégorie dans les périodes archaïque, classique et hellénistique du monde grec. L’interprétation allégorique a traditionnellement été analysée comme la tentative de déchiffrage de textes cryptiques ; et a par conséquent été associée à l’histoire de la critique littéraire antique. Cependant, il nous semble que le modèle herméneutique sur lequel ces études sont fondées soit postérieur aux époques sur lesquelles se concentrent mes recherches, et ne s’applique par conséquent pas aux textes plus anciens. Pour les allégoristes des époques archaïques, classiques et hellénistiques, le processus d’interprétation d’un texte équivalait à le transposer d’un langage mythique à une langue contemporaine et philosophique. L’interprétation allégorique se proposait alors d’adapter, plutôt que de décoder les mythes antiques. Pour eux, Homère faisait de la philosophie comme on la faisait en son temps, c’est-à-dire en mobilisant dieux et déesses pour parler de la structure de l’univers ; cette philosophie ne dissimulait donc pas un message caché, mais nécessitait un effort interprétatif pour en appréhender la pleine portée. La différence entre le « mythique » et le « rationnel », pour les allégoristes, ne constituait pas un écart de contenu, mais bien plutôt une distinction entre deux discours de nature différents : l’un, ancien et mythique, l’autre, moderne et philosophique. Comprendre l’histoire de l’allégorie nous permet alors de mieux approfondir les catégories employées par les Grecs eux-mêmes pour distinguer ces deux pendants de la culture hellénique : le rationnel et le mythique.

do Rosário Silva Tiago

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Titre de la thèse : « La question d’Eros dans la philosophie platonicienne »

Direction : M. José Gabriel Trindade Santos (Universidade Federal da Paraíba - UFPB)

Effectue au Centre Léon Robin un stage d'un an (01/09-19 - 31/08/20), sous la direction de Mme Cristina Viano.

 

Résumé du projet de thèse : notre travail vise à mener une étude sur le thème de l'amour (l’Eros) dans la philosophie de Platon, qui, bien que l'on puisse parler de sa vulgarisation à travers l'histoire de la pensée occidentale, n’est pas le plus répandu dans le milieu académique. Pour concentrer le travail d’écriture d'une thèse de doctorat sur ce thème, nous devons indiquer dans le corpus platonicien les endroits où il est le plus présent, et qui sont ceux que nous utiliserons pour mener à bien le travail. De cette façon, nous allons travailler sur la question de l'amour dans la philosophie de Platon en examinant la structure des œuvres dans lesquelles notre thème s’inscrit, à savoir le Banquet et le Phèdre, et également dans des œuvres qui traitent directement de ce même thème, comme c’est le cas du Lysis. Platon favorise une sorte de conversation entre les dialogues qui peut être mesurée par l'apparition de certains sujets dans ces différents écrits. Compte tenu de la difficulté parvenir à une approximation de ce qui est dispersé dans plusieurs dialogues, il est nécessaire de rechercher dans quelle mesure cela est possible, tout en maintenant la cohérence d'une compréhension unitaire de la philosophie platonicienne. Il est également nécessaire de chercher les significations possibles du concept de "philosophie" et de "désir", aussi bien qu’évaluer dans quelle mesure ils peuvent s’identifier avec l’amour.

   
   

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