Guerreiro de Castro Zilio Novaes Julia

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Titre de la thèse : "Faim de discours : le lógos comme nourriture et source de plaisir dans le Gorgias et dans la République de Platon"

Directrice de thèse : Mme Luisa Severo Buarque de Holanda (Pontifícia Universidade Católica do Rio de Janeiro). Séjour doctoral au Centre Léon Robin du 01/04/2025 au 31/01/2026, supervisé par Mme Rossella Saetta Cottone, dans le cadre de l'accord CAPES-COFECUB « La mimesis de la pensée : tragédie, comédie, philosophie ».

 

Résumé de la thèse : 

La thèse intitulée Faim de discours : le lógos comme nourriture et source de plaisir dans le Gorgias et la République cherchera à dégager un concept métaphorique platonicien du plaisir discursif, c’est-à-dire le plaisir ressenti lors de la réception et de la production du discours (lógos). L’argumentation part d’un recensement des occurrences, dans le corpus platonicum, de la métaphore conceptuelle qui figure le lógos, ou l’activité discursive, comme une nourriture psychique. Nous tenterons de montrer, en replaçant ces occurrences dans un enchaînement plus général de métaphores conceptuelles et en tenant compte du contexte de leur usage antérieur dans la tradition poétique, comment Platon emploie des expressions métaphoriques gustatives — e.g.: dégusterse festoyer dese remplir de discours — dans le cadre d’une spécification imagétique du modèle explicatif analogique plus général du plaisir en tant que réplétion (plêrôsis). Une fois établi le fondement philosophique de cette image, l’analyse se concentrera sur le Gorgias et la République, les deux dialogues où cette métaphore est la plus présente, afin d’examiner comment ces œuvres construisent un portrait axiologiquement ambigu du plaisir discursif.

Pièce(s) jointe(s):
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Láda Csaba

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Lada_CsabaAprès avoir étudié les lettres classiques, l'égyptologie, l'histoire, la papyrologie et la paléographie à Budapest et à Londres, Csaba Láda a obtenu son doctorat en histoire ancienne à l'université de Cambridge en 1997. Après une série de recherches postdoctorales à Oxford, Louvain, Hambourg, Londres, Vienne et Manchester, il a enseigné l'histoire ancienne et les langues anciennes à l’Université du Kent pendant de nombreuses années, avec des intermèdes comprenant un poste de professeur invité à l'EPHE et une bourse de recherche Lise Meitner de deux ans à Vienne. Ses recherches portent sur un large éventail de sujets, notamment les manuscrits anciens et médiévaux, les papyrus et les inscriptions anciennes, ainsi que l'histoire sociale, culturelle et intellectuelle des mondes gréco-romain et égyptien.

de Oliveira Robson

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Titre de la thèse : "Platon entre poésie et esthétique"

Direction : Izabela Bocayuva (UERJ) ; Rossella Saetta Cottone (Sorbonne Université, Centre Leon Robin) (pour le stage doctoral à Paris)

Thèse prise en charge par une bourse doctorat sandwich - CAPES (Fundação Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior)

 

Résumé du projet de thèse :

La thèse cherche à reconstituer une compréhension esthétique de la poésie chez Platon en trois niveaux : dans la perspective d’une théorie littéraire, d’une philosophie de l’art et d’une théorie esthétique. Nous nous concentrons sur la République et nous cherchons à démontrer que, sous la critique de la poésie effectuée dans les livres II, III et X de cette œuvre, nous trouvons des éléments conceptuels qui définissent la poésie selon sa constitution littéraire, selon sa nature en tant qu’œuvre dans le monde et selon les effets que ce type d’œuvre produit sur l’être humain. Dans ces trois domaines, nous nous concentrons 1) sur les aspects théoriques de la compréhension de la poésie comme mousiké et ses quatre éléments constitutifs : lógos, léxis, oidé et mélos, mais plus spécifiquement sur la distinction littéraire entre lógos et léxis ; 2) sur la compréhension de la nature ontologique de la poésie comme mímesis et donc comme eídolon ; et 3) sur les effets de l’imitation poétique sur l’âme humaine dans le contexte de la psychologie développée dans la République.
 

Ouro Lethicia

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Titre du projet : « Les arts plastiques dans le livre II de la République de Platon »

Direction : Gabriele Cornelli et Anca Vasiliu

Lethicia Ouro effectue un séjour de recherche de deux mois au Centre Léon Robin (du 26/02/24 au 05/04/24) dans le cadre d'un post-doctorat.

 

Résumé du projet de thèse :

Platon est connu comme un ennemi des arts, surtout à cause de sa critique de la mimesis dans le livre X de la République. Cependant, dans d’autres livres de la République sa critique n’est pas radicale et dans d’autres dialogues on ne rencontre pas ce point de vue. Dans ma recherche j’ai choisi d’étudier spécifiquement le regard de Platon sur les arts plastiques. À présent, j’étudie le livre II de la République où il se préoccupe surtout de l’éducation par la poésie. Mais est-ce que la peinture et la sculpture ont leur place dans l’éducation des gardiens ? Est-ce qu’il critique les arts plastiques de son temps, le trompe-l’œil, comme le dit Pierre-Maxime Schuhl dans Platon et l’art de son temps ? Est-ce que pour lui ces arts n’auraient pas d’importance comme le dit Eva Keuls, dès lors que, selon elle, il les utilise seulement en guise de comparaisons, d’analogies ?

Dans le livre II de la République il fait allusion à la peinture dans son évaluation des arts : la skiagraphia, peinture des ombres à l’époque de Platon, n’est pas condamnée, seulement l’homme injuste qui se fait passer pour juste ; les arts plastiques sont très utilisés par Platon, même quand il parle de la relation entre les philosophes et les poètes, ce qui montre leur importance.

Sur la sculpture nous avons des passages intéressants. Pour savoir qui est heureux, Glaucon « sculpte » des hommes, le juste et l’injuste (361d), et cela est un procédé philosophique. Les personnages moulent (platto) la cité idéale (374a). Le caractère façonné par l’éducation est comme une sculpture (377b-d). Les personnages du dialogue montrent les moules (typos) pour que les poètes créent les mythes (379a, 380c, 383a c).

En ce qui concerne la peinture, Platon parle un peu de l’art de son temps. Il parle d’une peinture de Polygnote où l’on voit les injustes payer pour leurs actes (363d e). Comme mentionné plus haut, l’homme injuste fait comme s’il était juste en utilisant une skiagraphia (365c). La peinture apparaît seulement dans la cité de luxe (373a b), elle est importante dans la vie humaine. La peinture est l’exemple d’un art fidèle à l’original (377e). On ne doit pas représenter la lutte des dieux dans l’art, comme cela est le cas dans la peinture ou broderie du péplos d’Athèna (378c).

Par conséquent la présence des arts plastiques dans le livre II de la République montre l’intérêt de Platon et leur importance pour sa philosophie. On voit aussi une des premières caractérisations de la peinture et de la sculpture dans la pensée occidentale. La sculpture est une image de la philosophie et la peinture peut représenter les vertus. Ces arts sont, en général, loin des apparences et plus proches de l’original.

Borges Ribeiro João Gabriel

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Titre de la thèse : « Pathos, orexis et l'architecture conceptuelle des motivations non rationnelles dans la philosophie d'Aristote »

Direction : M. Marco Zingano (Universidade de São Paulo - USP)

Directrice du stage doctoral : Mme Cristina Viano

Doctorant en philosophie et allocataire du FAPESP, João Gabriel Borges Ribeiro effectue un stage doctoral d’un an (04/2023-04/2024) au Centre Léon Robin, grâce à une bourse BEPE/FAPESP.

 

Résumé du projet de thèse :

Émotions et désirs : comment tracer, dans la carte conceptuelle d'Aristote, la ligne qui en délimite les frontières ? Qu'est-ce qui justifie l'apparente indiscernabilité de cette zone frontière ? Le lexique aristotélicien utilisé pour désigner les émotions est essentiellement constitué des termes pathos et pathe - qui recouvrent sémantiquement les différents types d'émotions, chacune désignée par sa propre nomenclature. Quant au désir, il est qualifié du terme général orexis et des termes spécifiques epithumia, thumos et boulesis. Les émotions et les désirs sont des phénomènes de l'âme en partie rationnels, en partie irrationnels, liés au mouvement, aux formes de cognition, aux plaisirs et aux douleurs. Ils sont au cœur du mécanisme motivationnel de l'action humaine et animale. Ce sont donc des notions nécessaires pour établir une description adéquate de chacune des actions concrètes et, par conséquent, pour justifier l'évaluation morale. Mon objectif dans cette recherche est d'établir les frontières conceptuelles entre les notions du désir et de l'émotion chez Aristote. Cela nécessite une recherche scrupuleuse sur les commentaires et analyses qu'Aristote relie à ces concepts dans son corpus, comme une manière d'établir quels éléments convergent vers les deux définitions. Pour ce faire, une première étape consiste à comprendre comment ces concepts sont encadrés à l'intérieur de l'architecture de l'âme aristotélicienne. Dans un deuxième temps, il faudra rechercher comment le philosophe conçoit et emploie le terme thumos dans son travail. Il y a trois concurrents principaux pour être sa référence : un trait dispositionnel de caractère, une capacité (pour les émotions ?) et la colère. Cette discussion est pertinente parce que, pour certains chercheurs, thumos joue un rôle important en comblant le concept d'émotion et de désir dans la pensée d'Aristote. La principale preuve à l'appui de cette opinion se trouve dans Pol VII, 7, 1327b36-1328a7, où le thumos est dit être la capacité de l'âme (psyches dunamis) en vertu de laquelle les passions sont éprouvées (philoumen). Y a-t-il suffisamment de preuves bibliographiques pour parler d'une capacité de l'âme responsable de la production de tout le domaine émotionnel ? Est-il possible d'attribuer un rôle aussi important au thumos ? Y a-t-il vraiment un élément qui unifie les concepts de désir et d'émotion dans l'œuvre d'Aristote ? Telles sont les principales questions auxquelles il faut répondre.

 
   
   

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