Martín Currius Héctor

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Titre de la thèse : "La notion d'hexis dans l’éthique aristotélicienne : la possibilité du développement de soi et la question du déterminisme"

Direction : Mme Cristina Viano

Résumé du projet de thèse : Bien que Platon l’utilise déjà dans ses écrits, le concept d’hexis est établi par Aristote dans son usage technique, et son importance dans les Éthiques ne peut pas être assez soulignée. Aristote développe une idée qui touche aussi bien l’ontologie que l’éthique : nous devenons ce que nous faisons. Le philosophe nous parle d’excellence naturelle, des caractéristiques liées à une naissance bienheureuse - mais il y a aussi dans les Éthiques une porte ouverte au changement de soi. Nos actions constituent nos états, nos qualités durables. D’une certaine façon, l’individu tout entier peut être envisagé au travers de l’hexis : elle nous renvoie et aux questions physiques et aux problématiques de la décision et du discernement de la mesotês. Les vertus ou vices adoptés par l’individu le constituent, puisque c’est à partir de ces états que change sa vision du bien vers lequel il doit se diriger. Dit d’une autre façon,  nos actions nous déterminent dans notre être. Ainsi, nous nous trouvons devant un cercle : l’action modèle l'hexis, l’'hexis détermine l’action. Ce cercle conceptuel conduit automatiquement à la question du commencement : quelle est la racine profonde de l’êthos chez Aristote ? Notre étude visera à trouver la réponse à cette question à travers une analyse détaillée du concept d’hexis dans l’œuvre d’Aristote, en se concentrant spécialement sur son rôle dans les Éthiques. Ensuite, nous serons naturellement conduits vers la question « Pouvons-nous changer notre caractère volontairement selon Aristote ? ». Et, si cela est possible, « jusqu’à quel point sommes- nous capables de nous déterminer nous-mêmes ? » En nous dirigeant vers des réponses adéquates, notre étude permettra de comprendre mieux quelle était la théorie d’Aristote sur le mécanisme de décision qui se cache derrière nos actions, tout en ouvrant la porte au débat sur le déterminisme chez Aristote.

Dragulinescu Stefan

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Titre de la thèse : "L’analogie aristotélicienne entre la perception et l’intellection"

Direction : Mme Anca Vasiliu

Résumé du projet de thèse :

Ce projet de thèse s’articule autour d’une certaine tension qu'on peut retrouver chez Aristote entre son approche vis-à-vis de la problématique du changement, d'une part, et un certain type de transformations – surtout manifestées dans la description des processus noétiques et perceptives, mais aussi présentes dans d'autres parties de sa science de la nature (plus précisément dans l'interprétation de la translation des éléments) – un type de transformations qui semblent échapper à la définition du mouvement et du changement, telle qu'elle est présentée dans Phys. 1.7 et Met. ? 1-3. Afin de retrouver la source de cette tension, on va circonscrire le rôle (“physique” et “herméneutique”) joué par la lumière (to phôs) dans le processus perceptif visuel et dans celui de l’intellection, chez Aristote et ses commentateurs anciens, tout en mettant en relief les liens conceptuels platoniciens qui relient tacitement le De Anima avec le Timée, le Philèbe, la République, vis-à-vis des notions essentiels comme “khôra”, “topos oratos”, “topos noêtos”, et aussi “apeiron” et “peras”.

Contact :

s.dragulinescu[at]gmail.com,  stefan.dragulinescu[at]paris-sorbonne.fr

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Capasso Giada

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Titre de la thèse : "La lettre et l’esprit. Simplicius et les conceptions néoplatoniciennes de l’harmonie entre Platon et Aristote."

Co-direction : Mme Anca Vasiliu (Université Paris-Sorbonne, Centre Léon Robin) et Mme Arianna Fermani (Université de Macerata)

Résumé du projet de thèse :

Simplicius, en introduisant les concepts de symphônia et de diaphônia pour décrire la relation entre la philosophie aristotélicienne et platonicienne, articule la liaison entre les deux philosophes et les deux philosophies selon différents niveaux d’interprétation. En effet, selon Simplicius, lorsqu’Aristote conteste Platon, il faudrait aller au-delà de la lettre du texte (lexis) – qui conduirait inévitablement à affirmer la discorde entre les deux – vers son esprit (nous), et essayer de retrouver leur harmonie sur la plupart des questions. On comprend alors que la mise en relation, l’harmonisation ou l’insistance sur les différences entre les systèmes platonicien et aristotélicien ne doivent pas être comprises de manière unilatérale, mais doivent au contraire être définies en faisant attention à leurs articulations possibles – possibilités dont des auteurs comme Simplicius nous montrent la profondeur philosophique. En nous focalisant sur les différents sujets traités par Simplicius – tels que, par exemple, la théorie du langage, l’analyse du monde physique et la doctrine des Idées – l’objectif de notre recherche est de souligner la complexité constitutive de l’exégèse de Simplicius. Après une introduction sur l’analyse historique des concepts d’harmonie et de disharmonie dans la philosophie grecque, l’attention sera portée sur la méthode de l’exégèse néoplatonicienne, afin de mieux comprendre les éléments de continuité ou de discontinuité par rapport à la tradition philosophique et historiographique à laquelle Simplicius était lié. Cette première partie servira pour aborder correctement la deuxième, qui constitue le véritable noyau philosophique de la thèse. Après avoir énuméré et analysé les sources de Simplicius, nous nous pencherons sur les différentes stratégies exégétiques utilisées par l’auteur en fonction des différents sujets d’investigation et des domaines philosophiques divers auxquels il s’applique. Parallèlement aux commentaires de Simplicius, les principaux textes abordés seront la Physique, la Métaphysique et l’Organon d’Aristote, ainsi que le Sophiste, le Parménide et le Timée de Platon. Dans la troisième et dernière partie de la thèse, nous consacrerons notre étude à la réception de Simplicius – et notamment de sa conception de l’‘harmonie’, tant au niveau exégétique qu’ontologique – à la Renaissance, en nous focalisant en particulier sur la polémique entre Pic de la Mirandole et Marsile Ficin autour du thème de la prisca theologia.

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Carraud Cyprien

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Titre de la thèse : "QUANTITÉ, UNITÉ, RAPPORT dans l’œuvre d'Aristote – de la quantité à la valeur : fondations et applications des mathématiques aristotéliciennes."

Direction : M. Marwan Rashed

Thèse financée par une bourse de l'ENS (CDSN)

Résumé du projet de thèse :

La thèse que nous envisageons se donnera pour fin d'étudier la quantité [poson], l'unité [hen] et le rapport [logos] dans l’œuvre d'Aristote. Notre hypothèse est que ces trois concepts sont nécessaires pour rendre compte de fondations et applications de la science mathématique dans la pensée aristotélicienne : en se fondant sur l'analyse de la quantité, condition préalable, il sera possible d'étudier la question des rapports entre quantité et science mathématique.

Motivent ce projet : l'intérêt d'une étude du concept de quantité disjoint a priori de la science mathématique ; à partir d'elle, la recherche d'une épistémologie de l'usage des mathématiques dans les sciences de la nature ; l'application des résultats de ces deux points à l'économie et la théorie de l'échange, au prisme de la quantification que sont la marchandisation et la valorisation, ce qui permettrait d'inclure l'économie dans l'ensemble des sciences aristotéliciennes et ainsi unirait des aspects usuellement séparés dans les lectures d'Aristote. Nous espérons qu'il permette d'explorer l'hypothèse d'une démarche scientifique générale, qui, sans être opposée à une science de la nature qualitative, mais lui étant complémentaire, soit une mathématisation fondée par la quantité des étants.

 

Zhu Mi

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Titre de la thèse : "La notion de physis chez Aristote"

Co-direction : Mme Cristina Viano (CNRS, Centre Léon Robin)

Résumé du projet de thèse : Cette étude vise à élucider les quatre significations de la notion de physis, à savoir les quatre causes, ainsi que les relations entre les différentes significations dans l'ensemble de la philosophie d'Aristote. Le point de départ de cette recherche est une analyse du rapport connaissance/action dans le contexte de l'éthique, qui jettera la lumière sur la différence entre le rapport forme/genesis d'une génération naturelle et celui d'une génération artificielle. Autour de la distinction entre ces deux sortes de générations, les livres Zêta, Êta, Thêta, Lambda de la Métaphysique, les deux premiers livres de la Physique ainsi que le livre Zêta de l'Éthique à Nicomaque seront analysés pour donner une interprétation de quatre causes (la forme, la fin, le moteur, la matière) et de leurs relations les unes avec les autres.

 
   
   

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