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Maddalena Bonelli éd., Physique et métaphysique chez Aristote, Paris, Vrin, coll. "Bibliothèque d'histoire de la philosophie", 2012, 308 p.

 

La métaphysique se définit étymologiquement comme ce qui est « au-delà » de la physique. Bien qu’Aristote n’ait jamais fait usage du terme « métaphysique », le lien entre la philosophie première et la physique est une question centrale de sa philosophie, qui a largement déterminé l’histoire de la métaphysique occidentale. Aristote, à plusieurs reprises, affirme que si seuls les êtres naturels existaient, la physique serait la « première sagesse », mais ajoute que, comme il y des êtres au-delà de ceux-ci, c’est la science qui les a pour objets qui est première. Pourtant, on constate que certains objets relèvent à la fois de la physique et de la métaphysique : l’âme, le « premier moteur ». Comment ces objets peuvent-ils appartenir à deux sciences différentes? Comment la métaphysique est-elle et peut-elle être à la fois science « de l’être en tant qu’être » (ce qu’on appellera plus tard l’ontologie), science de la substance, théologie, ou encore science des principes et des premières causes? Quel rapport ces différentes conceptions de la métaphysique entretiennent-elles avec la physique? Quel est le contenu de la métaphysique? Comment déterminer son statut par rapport à la physique ? Telles sont les questions que l’on trouvera traitées dans les études réunies ici, qui ont fait l’objet, sous la direction de Jonathan Barnes, de communications et de discussions dans le cadre du séminaire 2005-2007 du Centre de recherches sur la Pensée Antique (Centre Léon Robin).

Ont collaboré à ce volume : J. Barnes, M. Bonelli, D. Charles, C. Chiesa, J.-B. Gourinat, S. Husson, D. Lefebvre, J. Lemaire, S. Menn et C. Viano

   

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