Edition et traduction de textes

  • Plotin, Traité 20, Qu’est-ce que la dialectique?

Introduction, traduction, commentaire et notes par Jean-Baptiste Gourinat

Vrin - Bibliothèque des Textes Philosophiques
320 pages - 12,5 × 19,5 cm
ISBN 978-2-7116-2694-6 - novembre 2016

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Le traité Sur la dialectique de Plotin (Ennéades, I, 3), est le 20e traité dans l’ordre chronologique et le seul que Plotin ait écrit sur la dialectique et la logique. Il a pour cette raison une importance historique et philosophique considérable car il constitue la réflexion antique la plus élaborée sur les rapports entre la logique (essentiellement aristotélicienne et stoïcienne) et la dialectique d’inspiration platonicienne. Contrairement à une grande partie de la tradition antique qui identifie la dialectique et la logique ou considère que la dialectique est une partie de la logique (ainsi Aristote et les stoïciens), Plotin les distingue soigneusement et de manière articulée. Il identifie la dialectique à la méthode de division et de rassemblement des Formes décrite dans plusieurs dialogues de Platon, tandis que la logique consiste pour lui dans la connaissance, technique et largement superflue, des propositions et des syllogismes. La logique n’est pour lui qu’un ensemble de « règles nues », elle étudie les formes logiques en remplaçant les propositions par des lettres. La dialectique a pour objet l’être ou les êtres, et elle poursuit une remontée depuis le sensible jusqu’à l’intelligible et au Bien, préparée soit par la musique, soit par l’amour, soit par les mathématiques. Plotin livre ainsi une vigoureuse synthèse de la dialectique décrite de façon éparse dans les dialogues de Platon et en offre une analyse philosophique sans équivalent.
La présente traduction commentée replace le traité dans l’histoire de la dialectique et de la logique de l’Antiquité et dans l’évolution de la pensée de Plotin et du platonisme. Pour la première fois, le commentaire montre que le traité procède selon une mise en abyme, où la méthode, décrite au chapitre 4, structure l’ensemble du traité qui l’applique de manière rigoureuse.

 

 

  • Aristophane, Les Thesmophories ou La Fête des femmes.

Texte, traduction, introduction et commentaire par Rossella Saetta Cottone

Éditions de Boccard - collection Chorégie 1
2016, 324 p., br. – ISBN 978-2-7018-0424-8

 

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Les Thesmophories, pièce charnière dans la production dramatique d’Aristophane, coïncident également avec un tournant dans l’histoire du théâtre. En effet, le jeu de la parodie, que la comédie ancienne avait mené depuis ses débuts avec le genre rival de la tragédie, atteint ici des sommets de sophistication et de savoir-faire dramaturgique, et prend la forme, inconnue jusqu’alors, du théâtre dans le théâtre.

Voici la tragédie d’Euripide décomposée et recomposée sous des formes nouvelles et inattendues, qui servent les nécessités de l’intrigue comique tout en dévoilant le sens de la parodie. Il s’agit d’en finir avec l’opposition, traditionnelle pour l’époque, entre les deux genres de l’art dramatique — la tragédie et la comédie — au nom d’un principe supérieur qui les intègre et les dépasse à la fois : le théâtre.

Comédie de la mimêsis dramatique dans sa double version, tragique et comique, les Thesmophories sont aussi une réflexion puissante sur l’art d’Euripide et sur celui de son metteur en scène, Aristophane.

Face à ce texte théâtral unique, le défi principal de la traduction a été d’arriver à rendre la complexité des jeux parodiques, par une mise en valeur de la tension entre les niveaux de langue. Tout en fournissant les éléments nécessaires à l’étude philologique et historique du texte, le commentaire renouvelle la compréhension de la pièce par une interprétation inédite, centrée sur le thème de la mimêsis dramatique.

 

Voir la notice complète sur le site des Éditions De Boccard

Dans la série dirigée par David Lefebvre et Marwan Rashed :

 

  • Aristote, Métaphysique Epsilon, par Enrico Berti, Vrin - Bibliothèque des Textes Philosophiques
240 pages - 13,5 × 21,5 cm
ISBN 978-2-7116-2617-5 - juin 2015

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Le livre Epsilon de la Métaphysique d'Aristote est aussi bref que fondamental pour l'intelligence du projet aristotélicien et l’histoire de la métaphysique.
Ses quatre chapitres examinent des questions apparemment hétérogènes : la différence entre la philosophie première, « philosophie théologique » qui porte aussi sur l’être en tant qu’être, et les deux autres sciences théorétiques, la physique et les mathématiques; l’être par accident, en lui-même et en tant que cause; l’être comme vrai et le non-être comme faux. Aristote circonscrit en fait ainsi l’objet de la science de l’être en tant qu’être. On comprend donc que le livre Epsilon soit l’un de ceux dont l’interprétation reste la plus discutée. Ses difficultés stylistiques et doctrinales ont conduit plus d’un interprète à douter de son authenticité. De l’antiquité à l’époque contemporaine, son premier chapitre a connu une fortune seulement comparable à celle du livre Lambda. C’est l’unité de la Métaphysique et l’objet de cette science qui s’y jouent.

Ce livre est présenté ici dans une traduction nouvelle, accompagnée d’une introduction et d’un commentaire continu. L’introduction expose les positions philosophiques caractéristiques du livre Epsilon et ses articulations chapitre par chapitre; elle étudie la place d’Epsilon dans la Métaphysique et ses rapports avec les livres Kappa et Thèta; elle prend en compte sa réception médiévale, moderne et contemporaine. Le commentaire restitue les lignes de force de l’argumentation aristotélicienne, analyse en détail ses difficultés à la lumière des commentaires anciens et modernes, propose des solutions, oriente à chaque pas dans la bibliographie, donne les moyens de revenir à même le texte aux sources de la métaphysique.

Introduit, traduit et commenté par Enrico Berti, professeur émérite à l’Université de Padoue

 

 

 

  • Aristote, Métaphysique Eta, par Pierre-Marie Morel, Vrin, Bibliothèque des Textes Philosophiques


240 pages - 13,5 × 21,5 cm
ISBN 978-2-7116-2648-9 - septembre 2015

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À la question centrale de la philosophie première, « qu’est-ce que l’être? », le Huitième livre de la Métaphysique d’Aristote (le livre Èta) ne se contente pas de répondre que l’être au sens premier est la substance, l’ousia. Il s’interroge également sur ce qui fait l’unité des composés de matière et de forme, et en premier lieu des composés substantiels. Il porte par conséquent une attention particulière à l’unité de la substance comme forme et à celle de la définition qui l’exprime, mais aussi à la matière, entendue comme substance en puissance. Aristote opère ainsi un tournant décisif au coeur de sa propre ontologie, en formulant la question de l’unité des substances composées, de la matière et de la forme, en termes de puissance et d’acte.
 
La présente traduction, inédite, et le commentaire qui l’accompagne donnent accès à un texte essentiel pour la compréhension du projet métaphysique d’Aristote.

 


Introduit, traduit et commenté par Pierre-Marie Morel, professeur à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne.

 

 

 

 

  • Aristote, Métaphysique Delta, par Richard Bodéüs et Annick Stevens, Vrin, Bibliothèque des Textes Philosophiques


240 pages - 13,5 × 21,5 cm
ISBN 978-2-7116-2496-6 - septembre 2014

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On s’est beaucoup interrogé sur le cinquième livre de la Métaphysique, qui se présente sous la forme de trente notices consacrées à l’étude des différentes significations ou usages de certains termes, dont les raisons du choix n’apparaissent pas d’emblée. Le présent travail met en évidence la manière dont le livre s’intègre à l’enquête proprement métaphysique d’Aristote, par l’analyse de ces termes de toute première importance philosophique, trop généraux pour être étudiés par une science particulière, mais indispensables à la connaissance de n’importe quel domaine de l’être.
 
Une traduction inédite, qui dégage la structure du texte, un commentaire approfondi et une synthèse originale des significations distinguées permettent une approche nouvelle de ce document célèbre.
 
Les auteurs espèrent ainsi à la fois faciliter la lecture et la compréhension du texte, et fournir en outre aux spécialistes de nombreuses suggestions d’interprétation de passages controversés ou obscurs.

 

Introduit, traduit et commenté par Richard Bodéüs, professeur à l’Université de Montréal et Annick Stevens, ancienne professeure à l’Université de Liège.

 

 

 

 

 

 

 

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Marwan Rashed

Al-Hasan Ibn Musa Al-Nawbahti : Commentary on Aristotle De Generatione et corruptione

edition, translation and commentary

Walter de Gruyter, 2015

 

 

This book presents the oldest extant commentary on Aristotle written in Arabic, a compendium of De Generatione et Corruptione. Its author was the Imamite theologian Ibn Musa al-Nawbaht? (fl. ca 900), of whom a single work (among more than forty ones recorded) was known to be extant. This new text sheds light both on the Greek tradition – the author makes extensive use of Alexander’s lost commentary – and on the formative period of shi’ism.

Voir la notice complète sur le site des éditions De Gruyter

 

En préparation : Jean-Baptiste Gourinat, en coll. avec Matteo Ceporina, édition et traduction des Écrits pour lui-même de Marc Aurèle, Les Belles Lettres

Jean-Baptiste Gourinat poursuit, en collaboration avec Matteo Ceporina, l'édition et la traduction des Écrits pour lui-même de Marc Aurèle pour les éditions Budé, achevant ainsi un travail entrepris par Pierre Hadot.

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Marwan Rashed, Alexandre d'Aphrodise, Commentaire perdu à la Physique d'Aristote (Livres IV-VIII). Les scholies byzantines. Édition, traduction et commentaire, Walter de Gruyter, 2011

 

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Aristote, De la génération et de la corruption, nouvelle édition et traduction Marwan Rashed, Paris, CUF, 2005

« Des êtres par nature engendrés et corrompus il faut, de la même façon pour tous distinguer les causes et les raisons de la génération et de la corruption », tel est l'objet, énoncé avec sa clarté habituelle, d’Aristote dans ce traité. Quiconque est appelé à vivre est du même coup condamné à mort : l’évidence de l’équation ne lasse pas d’effrayer et d’étonner. Toutefois, ce traité est longtemps resté à l’écart du corpus aristotélicien, voire méprisé. Ce n’est que très récemment que De la Génération et de la Corruption a été réévalué et que son importance, tant sur la conception du devenir chez Aristote, que sur le lien entre physique et biologie et entre philosophie et médecine, a été redéployée à sa juste valeur.

Cette édition présente en un volume ce traité aux implications complexes.

Plus qu’une simple présentation, l’Introduction est une véritable étude philosophique de De la Génération et de la Corruption. Un état des lieux des hypothèses relatives au texte, notamment celles de C.J.F Williams et Maurizio Migliori, est proposé ; tandis que les notions sont expliquées et approfondies. Les influences, entre autres, d’Hippocrate et de Démocrite, sont mises en avant, tandis que les débats, tant avec l’œuvre de Platon qu’avec les théories d’Empédocle, sont restitués avec netteté. Un plan permet en outre de circuler aisément dans le texte, tandis que l’histoire de la tradition manuscrite, assortie d’un stemma codicum, est relatée avec précision. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d’ouvrage, par des notes complémentaires. Cette édition est en outre enrichie d’un Index nominum et d’un Index notionum.

Voir la notice complète sur le site des Belles Lettres